Quels sont les aspects règlementaires et les critères de potabilité de l’eau

L’eau est source de vie. Mais une eau polluée peut constituer un danger mortel pour l’homme. Cela peut provoquer diverses maladies graves pouvant conduire à la mort, en l’absence de traitement. Voilà pourquoi, il est primordial de connaître l’importance des aspects réglementaires et les critères de potabilité de l’eau. Cet article se donne pour objectif de vous éclairer sur tout ce qu’il faut savoir sur la potabilité de l’eau en mettant surtout l’accent sur l’aspect réglementaire.

Les aspects réglementaires de l’eau

En France, la gestion de l’eau repose sur un plusieurs nombres de textes de nature internationale, européenne et nationale :

  • Les textes internationaux concernent surtout la protection des cours d’eau transfrontières, la protection des mers, la protection des espèces et des habitats et la lutte contre les pollutions. Parmi les plus connus d’entre eux, on peut citer l’Accord international sur la Meuse (2002) ou encore la convention de Ramsar (1971) ;
  • Les textes européens concernent les directives-cadre sur l’eau, la qualité de l’eau potable et des eaux de baignade, la protection des habitats naturels, et la protection contre les pollutions ;
  • Enfin, les textes nationaux sur l’eau sont très nombreux en France pour ne citer que la loi n° 64-1245 du 16 décembre 1964 relative au régime et à la répartition des eaux et la lutte contre la pollution, la loi n° 95-101 du 2 février 1995 relative au renforcement de la protection de l’environnement ou encore la loi n° 2006-1772 du 30 décembre 2006 sur l’eau et les milieux aquatiques.

Les critères de potabilité de l’eau

Dans la nature, l’eau, aussi limpide et propre qu’elle paraisse, contient toujours des éléments potentiellement dangereux pour la santé tels que les bactéries pathogènes, les virus ou encore les agents chimiques. Voilà pourquoi, plusieurs critères doivent être respectés avant qu’une eau ne soit vraiment décrite comme potable.

On entend par eau potable : « une eau que l’on peut boire et utiliser à des fins domestiques ou industrielles et qui ne présente aucun danger pour la santé. »

Les différentes étapes du traitement de l’eau

Pour devenir potable, l’eau doit passer par différentes étapes de traitement :

  • Le captage : prélèvement de l’eau dans son milieu ;
  • Le dégrillage : on passe l’eau à travers un grillage pour enlever les gros déchets ;
  • Le tamisage : il s’agit ici d’éliminer les plus petits déchets en utilisant un tamis ;
  • La décantation : traitement de l’eau par un produit spécial pour éliminer les impuretés subsistantes après les étapes précédentes ;
  • La filtration sur sable : cette étape consiste à faire passer l’eau à travers une couche de sable afin d’intercepter les dernières particules visibles ;
  • L’ozonation : l’ozone détruit les impuretés invisibles, dont les traces de pesticides et les micro-organismes pathogènes ;
  • La filtration : passage de l’eau à travers du charbon actif pour éliminer les composants toxiques ;
  • La chloration : désinfection par du chlore ;
  • Le contrôle sanitaire : il s’agit ici d’analyser l’eau et de déterminer si elle est bien potable.

Ces étapes sont incontournables avant que l’eau ne soit distribuée au public. La potabilité se résume en 63 critères. Ces critères sont classés en 5 grandes catégories :

  • Les paramètres physico-chimiques : ils servent à vérifier la teneur de certains composants (sulfates, chlorures, potassium…) dans l’eau ;
  • Les paramètres organoleptiques : ils concernent le goût, l’odeur et la coloration de l’eau ;
  • Les paramètres microbiologiques : il s’agit de vérifier si l’eau contient des germes pathogènes tels que les virus, bactéries ou autres sources de maladies ;
  • Les paramètres relatifs aux agents indésirables : il s’agit de vérifier si l’eau contient des substances dangereuses comme les nitrates, les pesticides ou encore les nitrites ;
  • Les paramètres relatifs aux substances toxiques : la teneur de certains micropolluants est soumise à des règles très sévères. Il s’agit notamment de l’arsenic, du cyanure, du sélénium, du nickel et du chrome.